Portrait de saison : L’araignée

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Les araignées tissent des liens d'amour en automne


"La période de l'automne, est la saison des amours pour bon nombre d'araignées donc elles sortent en grand nombre pour s'accoupler, en particulier les mâles qui recherchent des femelles, selon Jean-Yves Zimmer, conservateur de l'insectarium "Hexapoda" de l'ULG. Donc en fait, elles prennent des risques pour pouvoir se multiplier et elles sont beaucoup plus visibles.
Elle ne sont pas plus nombreuses pour autant, elles sont simplement plus visibles.
De plus, elles ont grossi tout l'été, impossible donc de ne pas les remarquer.
Avec l'humidité du matin, les toiles sont plus visibles."


Beaucoup d’araignées ne vivent que quelques mois, (une année dans le meilleur des cas) et pondent leurs œufs à l’automne, dans un cocon de soie.
Certaines transportent ce cocon avec elles jusqu’à éclosion des œufs, d’autres l’abandonnent, avant de mourir, fixé à une herbe, une branche, dans une feuille enroulée, sous une pierre ou dans un pot de fleur vide… Ces nids peuvent contenir, selon la taille de l’araignée, entre un et plusieurs milliers d’œufs, qui écloront au printemps suivant. Ces futurs nouveau-nés seront, une fois devenus des araignées adultes, une bénédiction pour le jardinier : gardez-vous bien de détruire les cocons soyeux !

En effet prédatrices hors pairs, les araignées se nourrissent d’insectes nuisibles et facilitent la tâche du jardinier. Elles capturent leurs proies selon des techniques de chasse bien rodées. Bon nombre d’entre elles utilisent des pièges, ces fameuses toiles dans lesquelles l’insecte insouciant vient se prendre : prévenue de la capture par les vibrations transmises par les fils de la toile, l’araignée accoure et neutralise sa proie en lui injectant son venin, grâce à ses “crochets” (les chélicères), et en l’emballant parfois dans un cocon de soie, comme on emballerait un sandwich ! Quand vient l’heure du repas, elle injecte à l’insecte, toujours grâce à ses chélicères, des enzymes digestives qui vont lyser les tissus internes de la proie ; l’araignée n’aura plus qu’à aspirer le liquide afin de s’en nourrir.

D’autres araignées ne tissent pas de toile, et chassent à courre : elles courent sur le sol ou se promènent sur un mur, des herbes ou des rameaux, et, lorsqu’une proie est repérée, elles sautent sur elle et la mordent. Certaines espèces chassent plutôt à l’affût : elles attendent, immobiles, qu’un insecte passe à proximité, puis bondissent et le neutralisent.

Le saviez vous ?

Contrairement à une idée reçue, les araignées ne piquent pas : elles mordent, en se servant de leurs crochets comme d’une pince. Ensuite, sous nos climats, elles sont généralement bien incapables de mordre un être humain, à cause de (ou grâce à !) leur petite taille et la morphologie de leurs chélicères, trop rapprochés pour pouvoir pincer notre peau. Aussi, la “piqûre” d’araignée est rarissime en France.
Tranquillisez-vous donc : nos araignées sont la plupart du temps bien inoffensives et utiles !